À la rencontre des « femmes-lessive » d’Ankadipataka

25 mars 2019Humanitaire

À Ankadipataka, c’est en chanson que les femmes se rassemblent autour du lavoir. La plupart d’entre elles sont veuves et faire la lessive est leur unique source de revenu. Elles gagnent 1 ou 2 centimes par vêtement lavé. Esther Razanampinoana, la représentante officielle de Made In Compassion à Madagascar, est allée à la rencontre de ces « femmes-lessives ».

Grâce au fonds d’urgence humanitaire, Made In Compassion a pu financer la scolarité de 20 enfants d’Ankadipataka, et fournir à leurs mères des produits de première nécessité. Merci à tous nos généreux donateurs !

Mbolatania a été abandonnée par son mari. Elle vit avec ses 4 enfants dans une pièce sombre de 5 mètres carré, qui prend l’eau à la saison des pluies.

« L’eau coule, nous souffrons beaucoup parce qu’il n’y a pas de toit. Tout est mouillé. On se réveille même la nuit quand il pleut très fort. »

Elle survit grâce à son travail de femme-lessive. Mais depuis qu’elle a été malade, elle n’a sa place au lavoir qu’une fois par semaine, le samedi.

« Mon travail, c’est de faire la lessive. Je gagne 2 €. Et j’attends la semaine suivante. Mais j’ai 4 enfants à nourrir. Merci beaucoup, parce que dans ces conditions-là, c’était impossible d’assurer la scolarité de mes enfants. Mes 2 enfants vont à l’école pour la première fois. Merci beaucoup parce que c’est un poids qui m’est enlevé. »

C’est avec son petit dernier emmailloté dans son dos que Jeanne fait la lessive au lavoir.

« Je m’appelle Jeanne. Je suis veuve. J’ai 7 enfants. C’est très difficile pour moi d’assurer seule l’éducation et la vie de ces enfants. Merci beaucoup à vous d’avoir répondu à mon souhait. Maintenant, ils peuvent aller à l’école grâce à vous. »

Parmi ces 7 enfants, il y a Élie, qui est trisomique. À Madagascar, la scolarisation des enfants est un défi, mais la prise en charge du handicap est d’autant plus complexe. Souvent, les enfants handicapés sont mis de côté, mais Jeanne a pu inscrire Élie dans une école adaptée à ses besoins.

« Je vous remercie particulièrement pour Élie, qui est trisomique. Grâce à Made In Compassion, j’ai pu inscrire Élie dans une école spécialisée. »

Soaja est veuve elle aussi. Ses enfants sont adultes, mais ils n’ont pas de travail. Elle prend soin de son petit-fils car son père n’est pas en mesure de le faire. Elle sait que la scolarisation est la clé pour que son petit-fils ait un avenir.

« J’aimerais que mon petit-fils réussisse dans la vie. C’est pour ça que je m’efforce de l’intégrer à l’école. Votre aide m’a redonné le moral. Mes enfants n’ont pas de travail, moi je suis veuve, mais grâce à vous, je suis rassurée. Merci, merci, merci. »

Comme elle, une autre mère remercie les donateurs de Made In Compassion :

« Grâce à vous mes enfants ont eu les fournitures scolaires et les droits qu’il fallait payer à l’entrée à l’école. Merci beaucoup parce que vous êtes loins mais vous n’avez pas oublié les enfants malagasys. »

Marie-Julienne est mère de 4 enfants. C’est à regret qu’elle a déscolarisé ses 2 aînés. Mais grâce au soutien de Made In Compassion, elle a pu réinscrire ses 2 plus jeunes filles à l’école.

« Je suis veuve et j’ai 4 enfants, 2 garçons et 2 filles. Mes 2 aînés, les garçons, ont déjà quitté l’école, faute de moyen. Mais je m’efforce d’intégrer mes 2 filles à l’école. Je suis très contente parce que grâce à l’aide de Made In Compassion, je peux assurer leur scolarité. Je suis très touchée de votre geste, parce que même si nous sommes loin de vous, nous sommes tout près de vos coeurs.” 

Grâce au fonds d’urgence humanitaire, nous pouvons répondre rapidement aux besoins des plus démunis.  Vous pouvez participer à ce fonds depuis la page de don de Made In Compassion. Ensemble nous pouvons ouvrir un chemin pour répondre aux inégalités du monde.